Top départ... catastrophe !
En mars, comme tous les français, nous sommes restés enfermés chez nous - ce qui, sur notre terrain, nous laisse encore pas mal de liberté. Avril et mai ont été magnifiques, nous avons pris le soleil et avons jardiné comme jamais... Juin nous a vu hésiter : nous serions bien partis pour une aventure à vélo, mais les campings étaient-ils vraiment ouverts ? Nous avons laissé passer notre chance, et sommes restés bretons tout l'été.
Mais nous avions déjà en tête de partir en septembre, « quoiqu'il en coûte » (selon la formule consacrée). Covid ou pas, nous aurions nos vacances ! Nous avions l'impression cependant qu'il ne fallait pas trop traîner : bientôt, tout se refermerait... il fallait passer la frontière avant que cela ne devienne n'importe quoi.
Nous avons contacté Milos - pouvait-il nous héberger ? Et là, surprise. Tous les italiens étaient en vacances dans les montagnes, peut-être même tous dans les Dolomites... les plages, les villes d'art étaient vides, mais les montagnes étaient surpeuplées. Pour nous donner un aperçu des dégâts, Milos a joint la photo aux paroles.
Milos nous a conseillé de ne pas venir avant la rentrée des classes italiennes, c'est-à-dire la mi-septembre. Ha. Nous avons écouté, et décidé de découvrir en attendant une nouvelle partie de l'Italie. Après quelques hésitations, nous avons opté pour la zone la plus lointaine que nous pouvions imaginer : les Pouilles ! Il faut dire que notre bref passage à Mattinata nous avait particulièrement marqué... nous avions envie de longer la côte adriatique à partir de là.
Côté formalités COVID, l'Apuglia demandait une déclaration à transmettre par mail à l'organisme équivalent à l'ARS local. Ce qui fut fait avec une imprécision notoire, car nous n'avions pas de point de chute : nous avions prévu dormir en Partner, et d'aviser ensuite, une fois dans les Pouilles.
Vendredi 28 août : à 11h20 nous quittons enfin notre chez nous... Enfin, car nous ne sommes pas sortis de chez nous depuis début janvier. Nous avons vraiment envie de bouger ! Nous arrivons à Orléans vers 17h20... Il ne reste que 300 mètres pour atteindre la maison des parents quand dans la rue juste avant, paf et pfiiiiiit, nous avons serré partner un peu trop près d'un trottoir mal fichu et nous voilà avec DEUX pneus creuvés.
On gare Partner en vrac sur le trottoir - juste après l'endroit fatidique ! - et on termine à pattes. Chez maman, un petit coup de téléphone à l'assureur et hop, un dépanneur vient chercher la voiture. Si on veut repartir rapidement (nous avions de partir dès le lendemain matin...), il nous faut trouver un garage qui remplisse trois conditions : ouvert le samedi, qui ait deux pneus 195/65 R15 en stock, et qui puisse prendre la voiture en charge dans la journée. Le dépanneur nous propose de garder la voiture chez lui cette nuit, et de la déposer le lendemain au garage qu'on aura trouvé...

Nous voici donc en train de faire la liste des garages alentours... le lendemain samedi à 9h, nous commençons la journée au téléphone, vérifiant les garages listés la veille, l'un après l'autre. Certains ne sont pas encore ouverts, d'autres n'ont pas les pneus en stock, ... le stress monte. Assez rapidement cependant, c'est « profil + » qui répond par la positive à toutes les questions. On a un champion !
Et comme il est à l'autre bout de la Loire, près du pont de l'Europe, on se paie même le luxe de s'offrir une balade à pied pour aller récupérer Partner (et nous alléger de 150 €, ouf, ce n'est même pas excessif - en tout cas moins cher que dans notre campagne). Dans l'après-midi, on refait une balade le long de la Loire, mais vers l'autre côté, vers Combleux - c'est plus nature, et puis c'est là-bas qu'on peut trouver Denise... Ce qui fait que finalement, cette journée n'est pas perdue ! Inattendue certes, mais pas perdue. :)



























