Valfredda et Taibon
Mardi.
Maintenant que le temps est passé à la pluie, il se stabilise... nous choisissons un parcours qui se pratique en toutes saisons - ce qui n'empêche pas qu'on n'aime pas marcher sous la pluie : on se réserve la possibilité d'écourter s'il pleut (scoop : on a écourté). Nous voici donc au passo San Pellegrino. Le paysage n'est pas réjouissant.

À peine avons-nous dépassé les chalets de Valfredda, qu'il commence à pleuvoir... Plutôt que de marcher vers Forca Rossa, nous repartons directement vers la crète sur notre gauche... tiens, mais c'est plein de marmottes ici !

Nous entamons ensuite un redescente sans même passer par Fucciade, directement vers le parking... Juste avant de rejoindre le large chemin, on tombe sur un couple qui visiblement nous attend. Ils nous saluent en anglais, et Monsieur me montre une photo des Odle sur son téléphone : des montagnes lumineuses, un ciel bleu estival, la célèbre petite chapelle en premier plan posée sur de herbe bien verte, ... Est-ce ici ? Non ! Sur mon appareil photo je lui fais voir ce qu'il peut voir ici, aujourd'hui : des montagnes tristounes, un ciel gris, de l'herbe au vert passé... Définitivement, ils ne sont pas intéressés. C'est où, les Odle ? Je peux lui montrer sur google maps. Il me tend son téléphone, mais... euh, avec le clavier en caractères arabes, ça va pas être facile ! Il me le met en caractères latin, et voilà : calcul de l'itinéraire, c'est à 2h de route. Il est content, il me remercie, ils ne veulent pas perdre de temps ! Nous repartons tous vers le parking. Ils viennent d'arabie saoudite, ils nous demandent si on a déjà été, vous savez c'est joli - et hop ils sont partis dans leur mercedès de location.
Nous reprennons aussi notre citrouille, il est encore tôt... que faire ? La pluie s'est calmée. Direction : le fond du val de Taibon, et Col di Pra. L'avantage c'est que c'est un endroit qui aime l'humidité : les sous-bois sont magnifiques de mousse.


Objectif, cueillette. Nous montons par les sentiers jusqu'à Ponte, puis jusqu'au second petit pont, Pont de la Pita - là, après un bout de sentier, se trouve le site de la cueillette... nous trouvons quelques achilées, et surtout : tiens, mais ça passe par derrière ! Le torrent est à sec : nous le traversons pour rejoindre la malga della Stua, où on mange assis sur le banc, toujours au sec... ça ne va plus durer. On redescend par la route gravilonnée, c'est long... et voilà, il pleut ! De plus en plus fort ! Vraiment très fort ! On est trempés... Arrivés à la voiture, il n'y a rien d'autre à faire que rentrer à la monta se réchauffer au sauna. :)
























