Chez Mr de Bolzano
9h00, départ vers Castello. Beaucoup d'arbres tombés en chemin mais en haut, les arbres sont intacts : globalement, ce sont les anciens prés qui ont été touchés - si seulement ils pouvaient redevenir à nouveau des prés !
Après la première montée, arrivés sur les premières crêtes, on s'offre une petite balade sur le terrain de Mr de Bolzano - pour ceux qui n'ont pas suivi, nous avons fait le lien entre un chalet souvent habité ici, et une voiture immatriculée « BZ » (alors que nous sommes dans le Bellunese : BL) garée le long de la route, au départ du sentier. Cela nous a fait surnommer ainsi cette personne (qu'on ne connaît pas, évidemment), et par extension toute cette balade.
Nous avions l'habitude de voir un chalet, un BBQ, une table, du bois pour le feu, et même une balançoire... mais plus bas, il a aussi des toilettes sèches et un orto ! Nous reprenons le sentier pour arriver aux crêtes qui mènent au monte Pore (2405 m), notre objectif du jour. Une petite pause devant le panorama s'impose.

Vu d'en bas, le monte Pore n'a rien d'impressionnant : c'est une montagne « ronde » sans roc, de nature volcanique, qui semble sans intérêt. Tout l'intérêt, justement, c'est de monter dessus : pas trop haut, pas trop bas, au centre de tous les autres sommets, il offre un panorama 360° qui n'écrase pas le paysage, contrairement aux panoramas des sommets plus hauts. Sans compter qu'il a un autre atout dans sa manche : sur ses pentes poussent des myrtillers sauvages par milliers.


Par contre, j'avoue, je ne suis pas fan du sentier : raide et glissant, une vraie saloperie à monter, et pire encore à descendre pour les gens comme moi qui n'aiment pas lâcher prise ! Le retour nous offre des paysages tout aussi grandioses, avec entre autre cette vue sur le Setsass.

À 17h, nous sommes de retour à Partner - il est temps d'aller faire un peu de lèche-vitrine dans les magasins de chaussures, car les miennes sont vraiment à plat : mes glissades avec atterrissage fessier sur les sentiers n'ont pas uniquement à voir avec ma psychologie ;-) Ceci dit, je ne trouve pas mon bonheur à Caprile.