Astaldi, par hasard
Après des quelques journées sans balade, et presque une semaine sans balade sérieuse, il était temps de profiter encore un peu de la montagne - parce que oui, ça sent un peu la fin, tout ça, bien aidés par la météo qui n'est plus du tout estivale.
Aujourd'hui, nous passons le Falzarego, et allons nous garer à Ra Nona. Par les sentiers habituels, nous rejoignons la Forcella Col dei Bos (2250 m) : deux chamois croisent alors notre route. Nous suivons l'altavia qui passe sous les roches de la Tofane, et appercevons encore un groupe de chamois en contre bas. Plus loin, vers la fin du sentier - là où il rejoint le 403 qui grimpe à travers les moraines - suprise ! Deux énormes troupeaux de chamois. Un groupe de randonneur est tout aussi interloqué que nous : nous n'en avons jamais vu autant ! Il faut dire que quand nous vivions ici, nous sortions d'une période où 95% de la population (...) avait été éradiquée par un virus. Il faut croire que depuis, la population s'est reconstituée ! Car la seule fois où j'avais vu un troupeau aussi vaste, c'était avec papa - et ça, ça date...
Toujours est-il que nous passons quand même, quitte à ce que ces chamois se poussent un peu - n'exagérons rien, ils n'allaient pas se laisser marcher dessus quand même ! En nous dirigeant vers le rifugio Dibona, nous appercevons deux choses : un, encore des chamois (ça pullule, dans le coin !), deux, une pancarte à laquelle j'ai rarement payé attention, mais qui cette fois-ci, allez savoir pourquoi, éveille notre intérêt. Nous décidons de la suivre.

D'un côté, la tofane di Rozes (3225 m), de l'autre, un sentier qui s'engage sous les pieds de la Punta Anna (2731 m). Le sentier attrezzato Astaldi qu'on découvre passe dans des débris rocheux de couleur verte et rouge, et sent le souffre à plein nez !


Certains passages sont sécurisés par des câbles, d'autres ne se passent que grâce à des pitons métaliques placés sur la roche. Une fois ou deux, je regrette de ne pas avoir notre équipement de via ferrata (sans lui, je n'aime pas les sentiers exposés, avec lui, je ferais presque n'importe quoi) - mais il faut bien avouer qu'à part quelques appréhension, allez ça passe (même là où le câble est à moitié descellé et trop lâche, olé). Ce petit sentier n'est pas bien long, mais ne ressemble à rien de connu !

Au bout du sentier, nous aurions pu aller jeter un oeil au Rifugio Pomedes, mais nous redescendons plutôt vers le Dibona - et bouclons la boucle en prenant notre temps, histoire de profiter de cette dernière vraie balade.

Ce soir, après un sauna et un dîner à « Roudor » (un resto à Caprile qu'on a surnommé ainsi, et dont je n'ai aucune idée du vrai nom !), c'est partita de hockey ! Ça commence mal, vu que les carabinieri contrôlent les papiers à l'entrée et qu'on n'a pas pris les nôtres : demi-tour avant même de se garer pour aller les chercher. Au retour, les contrôles sont terminés... nous rentrons dans la patinoire sans avoir finalement besoin de nos papiers. Sur la glace, quelques têtes connues, beaucoup de nouvelles, et pas mal de buts : ça termine à 4-5 en faveur de Pergine. Au retour à l'hôtel, c'est l'occasion d'un traditionnelle chiacheratta de fin de partie avec Milos !