Rencontre au Dibona Date: 2020-09-20 20:32
Dimanche. Le temps n'est pas excellent, mais le principal est qu'il ne pleut pas. Aujourd'hui c'est notre dernier jour, mais aussi un jour de fin de semaine : il faut choisir judicieusement pour ne pas croiser la foule, même si ce sont maintenant plus les touristes étrangers que les italiens qu'on croise sur les routes (et en particulier, sur les parkings, surtout pour ce qui est des campers).
Nous marcherons donc au pied des Tofanes, jusqu'au refuge Dibona, et retour. Départ : au bâtiment qui porte l'inscription « Ra Nona » et qu'on trouve dans un des virages une fois passé le passo Falzarego. À nouveau, un classique qui nous va nous assurer - c'est garanti ! - de beaux sentiers variés, et de beaux panoramas. Tiens, à commencer par les vues en contre-jour sur la Croda da Lago et l'Antelao.

Notre trajet estival habituel emprunte le sentier le plus en altitude, il passe au pied des roches, dans les gravillons. C'est d'ailleurs là que se trouve à mon sens un des plus bels endroits du monde - un tout petit espace herbeux, une terrasse à l'inclinaison parfaite pour poser son fessier et admirer le paysage. Mais pour je ne sais quelle raison, nous décidons de ne pas monter au Col di Bos - serions-nous un peu lazy aujourd'hui ? Nous coupons directement par le sentier qui est normalement celui du retour : un peu plus bas, je l'apprécie pour son long passage à l'intérieur de pins mugo. Nous sommes encore à la lisière de la lisière, nous repérons quelques chamois au loin... et soudain, une biche, sur le chemin !
Nous sommes encore à une centaine de mètres, et elle semble ne pas nous avoir vu. Ou alors elle n'a pas encore pris peur ? Elle regarde parfois vers nous, mais nous nous sommes accroupis - la meilleure position pour ne pas ressembler à un humain ! Nous l'observons, et nous avançons très doucement, l'un après l'autre. Malgré nos précautions, au bout d'un moment il devrait quand même s'enfuir. Mais non.

Sans doute un jeune de l'année que sa maman n'a pas encore suffisamment brieffé ! Il occupait toujours le sentier alors que nous n'étions plus qu'à quelques mètres. Après quelques dernières hésitations, nous l'avons tout simplement contourné - sans essayer de le toucher, bien sûr. Après nous avoir laissé passer sans moufter, il a finit par descendre dans le talus - pas trop tôt...
Le reste de la balade s'est déroulé sans autre événement particulier. Comme annoncé par la météo, les nuages se sont amoncelés, le temps a fraîchit... nous avons atteint le Dibona, puis sommes repartis par le même chemin.
