Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

mardi 17 sept. 2024, 21:32

Vazzoler et autour

Mardi.
Nous avons constaté hier que la neige s'attardait sur les sentiers à plus de 2100 m, nous envisageons donc pour aujourd'hui encore une randonnée sans danger. Le type de parcours qu'on peut faire en 4 saisons : le Rifugio Vazzoler (1714 m) depuis Listolade (700 m) - ou plutôt, depuis le rifugio Capanna Trieste (1135 m), car vu que la route jusque là est en bitume, autant user les pneus plutôt que nos semelles vibram ! Ce matin, le ciel est relativement dégagé (ou inversement : pas si couvert), mais cela ne va pas durer. Notre objectif est idéalement le rifugio Tissi (2250 m), mais sans obligations.

Le premier tronçon est la route gravillonnée que nous avons souvent emprunté avec raquettes en hiver ; nous remarquons que quelques passages devaient raviner un peu trop et on été cimentés. Nous arrivons au Vazzoler assez rapidement ; le refuge ne semble pas très actif, normalement à cette heure-ci tous ceux qui ont dormi ici sont déjà partis. Un pickup qui nous a doublé sur la route est arrivé juste avant nous, nous n'avons pas envie de rester - et puis de toutes façons il faudra bien repasser à la redescente. Nous poursuivons la montée, dépassons les Case Favretti (où nous aimions prendre le soleil en hiver) et continuons la montée sur l'alta via una qui nous rapproche des pieds du mont Civetta. Nous sommes à peine en dessous en 2000 m, mais le problème ici n'est pas tant la neige : c'est la boue. Le terrain, sans doute un ancien alpage, est relativement plat, et les sentiers sont complètement détrempés. Plus loin, il nous semble que c'est la neige qui prendra le relais pour freiner notre progression.

vers Malga Pelsa

Nous choisissons de faire demi-tour et d'aller voir la malga Pelsa. Nous contournons Case Favretti par l'ouest, mangeons sur un rocher à Col del Camp - le soleil se cache trop souvent pour réchauffer, par contre le vent souffle largement assez fort pour nous congeler. Puis nous suivons un sentier que nous n'avons encore jamais emprunté et qui monte au-dessus de la malga, peut-être vers la cime éponyme. Une bifurcation nous semble pouvoir rejoindre la malga, mais là, nous perdons sa trace et tentons de retrouver la ferme au jugé. Nous finissons par la voir, puis la rejoindre... elle semble ne pas avoir ouvert de l'été. C'est d'autant plus étrange qu'un des bâtiments semble refait complètement à neuf - encore un non-projet financé par l'union européenne sans doute.

Vazzoler

Sous un ciel toujours mitigé, nous redescendons au Vazzoler, où nous visitons le petit jardin de fleurs alpines, puis jusqu'à la Capanna Trieste. De là, nous allons faire un petit coucou à Claudio dans son nouveau magasin. Nous y croisons d'abord Nico, qui semble en pleine forme, puis Claudio qui discute déjà avec le monsieur qui produit les vêtements techniques de la marque Ajer - made in Taibon ! Nous discutons de nos actualités relatives et de ce qu'on fait chez nous - cidre, bière, vin de mûres, ... et aussi des leurs - Claudio compte partir en vélo en Toscane bientôt avec son cousin. On le connaît ? Oui, de nom ! C'est le gars qui a couru de Venise au sommet de la Marmolada au moins deux fois, un ultra-trailer. Malheureusement, les nouvelles sont mauvaises : il n'a plus de cartilages aux articulations, et a interdiction de courir. En fait, il a même interdiction de marcher : son docteur lui a dit qu'il ne pouvait même pas faire pisser son chien. Du coup, il va tenter le vélo...

Avant de se quitter, nous nous proposons d'aller manger ensemble cette semaine, avec Aldo, comme l'année dernière. Claudio est enthousiaste, et nous calle d'emblée la date et le lieu : San Tomaso, à la pizzeria, dimanche soir, 19h. Il se charge de prévenir Aldo. OK ! Nous partons faire quelques courses à Super W ensuite. Nous sommes un peu déçus (encore, oui) car nous ne croisons ni Chef ni la N°2. Changement d'équipe ici aussi ?... Le magasin est bien, mais les prix nous semblent un peu trop élevés. Bref, ce qui compte c'est d'avoir de quoi manger pour ce soir et demain midi. Il ne reste plus qu'à rentrer à l'hôtel pour une fin d'après-midi "chaleureuse" dans le sauna.