Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

mercredi 4 sept. 2024, 21:32

Vacances 2024

Cette année, Partner nous a causé quelques soucis avec la résurgence des symptômes de cristalisation de l'AdBlue. Après avoir à priori résolu le problème, elle persistait à afficher le maudit message « alerte moteur ». Il était donc impensable de partir en vacances sans faire sa révision annuelle, d'autant plus que d'après le dernier contrôle technique, il était temps de changer les freins. Nous passons donc chez notre garagiste habituel début août, dans l'idée de réserver une date pour la fin du mois, à son retour de vacances. Mais voilà, cette année suite à des problèmes de santé, il ferme pour 3 semaines au lieu de 2 : nous voici avec un rendez-vous pour le mardi 3 septembre, le jour de sa réouverture, à 8h00, pour qu'il puisse commander les freins le matin et les monter dans l'après-midi.

Clairement, c'est une très bonne chose qu'il prenne (enfin) plus de temps pour lui, après 28 ans de travail dans son garage. La seule conséquence pour nous, est que désormais nous avons la date de notre départ : le mercredi 4 septembre. Nous nous organisons donc autour de cette date pour préparer aussi bien le planning que le rétro-planning (car oui, nous avons beaucoup de chose à mettre en ordre dans le jardin avant de partir pour un mois, à commencer par les différentes récoltes de fruits de saison).

Arrive le mardi 03 septembre, et nous portons Partner pour sa révision - à cette occasion, nous revenons chez nous avec une Saxo hors d'âge en guise de voiture de courtoisie. L'impression est étrange : ça fonctionne, rien à redire, mais quand même, nous n'en apprécions que d'autant plus le confort (même relatif) de Partner ! À midi, contre toutes attentes, la voiture est déjà prête. Notre garagiste estime que les freins présentent encore assez de « matière » pour rouler quelques milliers de kilomètres. OK... au final, je vais passer toutes les vacances à essayer de freiner le moins possible - c'est-à-dire à anticiper tous les freinages. Autant dire que j'ai pensé un nombre incalculable de fois à mon garagiste pendant les vacances !

Le lendemain, mercredi 4, après les derniers chargements (nous avons déjà bien chargé la voiture la veille) et préparatifs (comme mettre en route le déshumidificateur qui gardera la maison saine en notre absence), nous voici partis pour Orléans. La route se fait sans encombre. Comme l'année dernière nous faisons un petit arrêt dans une énothèque située sur notre route juste avant l'arrivée. Ce soir, le frère a répétition. Nous passons la soirée avec la mamma, et en profitons pour regarder avec elle « Interdit aux chiens et aux italiens ».

Jeudi 05. Nous reprenons la route, pour notre prochaine étape : Pontarlier. Il fait plutôt moche, un peu de vent, pas trop de pluie, au final c'est pas si mal pour rouler sans avoir le soleil dans le nez. Un petit détour par Briare, nous poussons la porte d'un second caviste, histoire de varier les sources d'approvisionnement - nous y trouvons un sancerre, un bourgogne et un côteaux du giennois. Parfait ! En sortant de Briare, nous faisons le plein à la station d'un Super U. À peine 50 km plus loin, Partner nous allume son maudit voyant « alerte moteur ». Et merde ! Nous décidons de l'ignorer superbement et de continuer, après tout c'est pas comme si on ne l'avait jamais vu celui-là.

Nous arrivons vers Pontarlier sous le même temps gris en fin d'après-midi - pour découvrir que l'entrée de Port-Titi est bloqué par des petits plots de chantier. Nous nous garons en haut, à côté de plusieurs voitures... et juste en dessous, c'est la foule des grands jours : de nombreuses autres voitures, et même quelques petits camions, une tente avec de quoi grignotter... De fait, malgré la lumière dégueulasse et la pluie fine, ici on tourne un film. Qui au montage, donnera l'illusion de se passer au soleil ! C'est la magie du cinéma.

De notre côté, nous passons une bonne fin d'après-midi et la soirée à discuter chez nos amis. Cette année, ils aimeraient apprendre (à nouveau) à faire la newsletter de leur site, qu'en fait ils n'ont jamais vraiment faite. Pour que cette fois-ci la formation ait une chance d'aboutir, il faudrait qu'ils soient tous les deux formés séparément pour que chacun manipule l'ordinateur. L'idée est acceptée, mais en surface uniquement. Le lendemain matin, Mme précise que c'est Mr qui commencera, tout en passant la matinée à rouspéter et à l'accuser de maintenant faire de la newsletter sa nouvelle passion, alors qu'il ne réussit rien, et patati, et patata. Je passe une bonne heure avec Mr pendant que Mme travaille dehors avec Antoine. Mme dit qu'elle ne prendra pas de cours, puisque maintenant Mr est le responsable newsletter. Elle parle de faire un saut seule à l'atelier... nous autres profitons du soleil pour se baigner dans le lac, puis vient le déjeuner - Mme fait toujours la tête et le fait savoir. D'ailleurs, elle ne veut pas que Mr touche à son ordinateur, il pourrait faire des bêtises et en plus c'est privé, un ordinateur. Elle projette qu'il s'en achète un - alors qu'il n'est pas du tout intéressé. D'ailleurs, Mr ne sait plus sur quel pied danser, il n'a jamais demandé à être le « responsable newsletter », il voulait juste rendre service !

Balade au-desus de Port Titi

Nous partons nous balader. En fin d'après-midi, toujours grognon Mme admet que ce qu'elle voulait c'était elle, apprendre à faire la newsletter : Mr devait juste regarder, prendre des notes, et c'est tout. C'est elle qui sait faire ! Au passage elle nous montre qu'elle sait déjà faire, avec le peu qu'elle a entendu, elle se rappelle, elle clique, se débrouille, et finalement obtient que je passe du temps le lendemain matin avec elle - ce soir, c'est soirée ciné. Quand on rentre se coucher, on entend clairement que ça gromelle de l'autre côté de la cloison. Le lendemain, nous passons encore un bon bout de temps le matin à reprendre cette histoire de newsletter - et cette fois, les idées sont moins claires, les gestes plus hésitants. En fin de matinée, quand la formation est terminée, nous reprenons la route.

Au programme, une randonnée au saut du Doubs. Nous passons par Morteau, où nous faisons le plein de nourriture pour tenir quelques pique-niques d'affilée (demain, c'est dimanche et nous traverserons la Suisse) et de carburant à la station service accolée au supermarché. Un peu plus loin, après Villers-le-Lac nous trouvons une table de pique nique isolée dans la campagne et déjeunons ici. Il ne reste plus grand chose pour atteindre un parking en contre-bas de la route du barrage. Un petit raidillon nous permet de descendre près du Doubs, puis un sentier qui tient un peu de l'autoroute à piétons nous amène en hauteur pour avoir une belle vue du « saut » : effectivement, le Doubs se jette en une cascade en contrebas. Nous continuons le long de la rive française (de l'autre côté, c'est la Suisse !). Le Doubs s'appelle ici le lac de Moron, et pour cause le barrage en aval en fait une étendue paisible.

Saut du Doubs

Le barrage du Châtelot ne se traverse plus, depuis un certain temps visiblement, et pour passer à la rive d'en face il faudrait continuer à longer la rive, descendre jusqu'au gué puis tout remonter. La flemme ? Ou le manque de temps. Nous préférons repartir par où nous sommes venus. Nous retrouvons la voiture, et après un petit goûter nous partons vers le Suisse : nous passons la frontière à « la Rançonnière » (le meilleur des noms pour une douane !), nous y achetons la vignette de l'année. Contre 50 €, je reçois 2,50 francs suisses en monnaie. Notre route passe par la Chaux-du-Milieu, et rejoint Rochefort : à partir de là, on connaît ! Ça descend droit vers Colombier. Nous arrivons rapidement chez Kath' et Étienne, et nous installons comme l'année dernière à la grande table du jardin, en extérieur - mais cette fois-ci, nous y resterons même après la nuit tombée, bien aidés par des couvertures distribuées aux plus frileux par Kath'.

Nous passons une excellente soirée en leur compagnie, avec des discussions intéressantes et animées. D'abord par Katharina, qui nous raconte entre autre son voyage haut en couleurs (presque autant que sa superbe robe en tissu bigaré de style africain) aux USA - d'ailleurs elle vient d'atterir ce matin. Ensuite, Étienne reprend la main et franchement, il pourrait faire un one man show ! Pour couronner le tout, le diner est excellent, en particulier la compote maison d'Étienne en dessert nous a bluffé - je pense que je n'avais jamais goûté une compote avec une pointe de gingembre. Pas sûre d'avoir identifié les autres épices... À l'heure de se coucher, nous dormons finalement dans une chambre d'amis décorée de nombreuses statuettes et artéfacts africains. La salle de bains a un carrelage « d'époque » (mais laquelle) qui nous plaît !

Carrelage et prises en Suisse