Ciampac enfin... et fin
Dimanche 24.
Dernière journée de vacances et de rando... ça y est. Nous choisissons de faire une randonnée que nous n'avons pas faite depuis longtemps, et que nous avons même "raté" l'an dernier pour cause de grosses plaques de glace sur le chemin. Direction : le Passo Gardena, pour l'ascension du Ciampac ! Une fois garés au passo (ou toute place se paie cash), nous voici partis bien couverts dans un air plus que frisquet.

Le large sentier passe d'abord par le rifugio Jimmy, d'où commence vraiment la montée vers la forcella Cir. Aujourd'hui, c'est l'affluence des grands jours (dimanche...), et nous cotoyons de nombreux randonneurs joliment habillés et équipés mais pas toujours bien rapides (et non, le lien entre les deux est souvent contraire...). Une fois à la forcella, le froid est tellement intense, que le mieux c'est de continuer sans s'arrêter ! D'autant plus que le sentier passe cette fois-ci dans l'ombre, et il fait vraiment, mais alors vraiment, froid, à l'ombre à cette altitude. Nous gardons le rythme pour rester au chaud, et nous voici déjà au Jeuf de Crespeina.


C'est là que commence l'ascension du Ciampac. Rien de très impressionnant physiquement, mais quand même le sentier suit la ligne de crête, et au sol la pluie tombée récemment dans les vallée est tombée ici en neige et en amas gelés. La lumière froide et les vues suggestives, d'un côté le Sella massique, de l'autre l'immense haut plateau, ... ici c'est un autre monde.


Une fois au sommet, il ne fait pas assez chaud pour y rester très longtemps. Un randonneur nous a suivi, et de l'autre côté nous croisons un couple qui termine son ascension : nous leur laissons la place, et redescendons vers la vallée : c'est à la furcela de Ciampëi que nous repiquons vers le bas. À défaut d'être beaucoup plus chaud physiquement, le coin est visuellement plus riant : nous mangeons les fesses posées sur un gros cailloux, à quelques mètres du sentier, de telle sorte qu'on ne voit pas les quelques randonneurs passer mais seulement la vaste vue vers la vallée.

La partie en descente est quasiment terminée, il ne reste plus qu'à remonter ! Nous prenons une dernière pause ensoleillée dans l'enceinte du refuge-restaurant Ütia Forcelles. Le restaurant est fermé, la terrasse de bois entièrement libérée de toutes ses tables et bancs, mais l'accès a été très sympathiquement laissé ouvert. Et là, à l'abri du vent, c'est un vrai solarium ! Les rayons du soleil sont un vrai plaisir. Dans le ciel, sur les contreforts du Sella, cinq ou six planneurs volètent et prennent les courants ascendants... nous les regardons faire pendant un long moment. Allez, il faudra bien finir par y aller : nous repartons pour couvrir le dernier tronçon du chemin et revenir au passo.

La dernière randonnée se termine sous un beau soleil froid. La météo des jours suivants s'annonce plutôt intéressante, mais il faut sans doute s'avoir s'arrêter !
Lundi 25.
Départ : nous faisons route vers Merano, où nous irons visiter la brasserie Forst. Nous avions apprécié cette année déguster leurs bières "Sixt" mais le site de production (énorme !) et leur boutique nous déçoient un peu. Peut-être une soirée dans leur brasserie (cosy !) pourrait relever le niveau, mais il est 11h et quelques : pas du tout l'heure de consommer sur notre chemin ! Nous continuons vers Coldrano, où nous connaissons un petit lac avec des bancs, parfait pour la pause du midi sur notre chemin.
Après avoir réalisé quelques dernières courses italiennes à Sildrano, nous piquons au niveau de Glorenza vers Mustair : nous voici en Suisse ! Nous passons un col, le Fuorn (ou Ofenpass, 2149 m), qu'on pratique peu - même si nous avons déjà dormi il y a des années de ça, dans un sens inverse. Ce qui n'est pas sensé se faire, car c'est un parc national (on ne l'avait sans doute pas noté à l'époque, on s'était surtout arrêté parce que... la nuit tombait !). En fait, il est encore tôt : nous poursuivons, traversons Zernez, puis Susch, enchaînons par le Flüelapass et dépassons même Davos (et là c'est sûr, nous n'y avons pas nos habitudes, même si nous passons presque chaque année).
Bon là on se dit quand même qu'il serait bon de s'arrêter pour dormir avant l'autoroute - car après, ce sera bruyant et plus difficile de trouver un endroit peu habité. On tente d'abord une petite route vers Fideris, mais aucun coin où être peinard, et le « camping » est une sorte de parking pour campers. Décevant. Selon notre app, un dernier camping est indiqué avant Landquart... c'est parti ! Ce sera là que nous dormirons ce soir. Le site est blindé de grands campers et gros camping cars, tous suisses ou allemands. Malheureusement, il est situé juste à côté d'une route très passante... par contre, côté bloc sanitaire, il enfonce et de loin toutes les normes jamais vues en France : des douches hyper chaudes, avec des cabines tellement large qu'elles font quasiment le double de celles des campings français. Et si le luxe, c'était l'espace ?...
Mardi 26.
Retour en France via Belfort.
Arrivée à Orléans pour quelques jours.
Vendredi 29.
Nous faisons un petite visite à la voisine, Micheline, avec qui nous passons un peu de temps dans son jardin. Sa nouvelle aide de vie semble un peu jeunette, efficace pour le ménage mais elle n'a pas récupéré les médicaments... à la pharamacie. Micheline est très stressée, demain elle n'a plus le médicament dont elle dépend le plus (régulation du rythme cardiaque). Finalement, comme Mlle jeunette n'a pas le temps (évidemment, une aide, ça reste du temps payé... et elle a encore 2 « clients » chez qui faire du ménage) nous partons avec l'ordonance vers la pharmacie du Théâtre - une balade de 20 min A/R.
Mais là, patatras : le pharmacien nous annonce que ce médicament, justement, est en rupture chez lui. Mais aussi chez pratiquement toutes les pharmacies de la ville ! Il nous explique aussi que ce médicament sera sans doute en rupture pour plusieurs mois - car la rupture est mondiale. Et que les autres pays - comme l'Allemagne - suivent oportunément les cours mondiaux : ils achètent plus cher les médicaments quand ils sont plus cher ; alors que la France, elle, a décidé de continuer à payer le même prix - ce qui fait qu'elle n'achète rien quand il n'y a plus assez d'offre sur le marché. La loi de l'offre et de la demande en une seule leçon ? Il semble qu'en cas d'urgence, on aille jusqu'à acheter des stocks aux Allemands... je me demande bien à quel prix ! En se connectant sur un réseau de pharamciens, il nous donne deux adresses - mais nous précise en même temps que sa propre pharmacie est notée comme n'étant pas encore en rupture... Il nous conseille d'y aller... MAINTENANT !
Alors c'est ce que nous faisons : retour par chez Micheline pour déposer les autres médicaments, prendre la voiture, et rejoindre la pharmacie la plus proche. On se gare en vrac sur une place interdite... et Antoine revient finalement avec le médicament ! Ouf, nous pouvons maintenant aller déposer le médicament tant espéré chez Micheline, avant d'aller voir Jacqueline.
Samedi 30.
Après un tour au superbe marché d'Orléans, il est temps de reprendre la route de la maison.