Vapeurs brûlantes et brouillards frigorifiants
Jeudi 14.
Réveil au chaud chez Maria. C'est pas un mal, parce qu'il fait moche ! Que faire par un temps pareil ? Assez peu d'hésitations : direction, val di Fassa ; objectif : après-midi spa à l'hôtel Majaré. Le flip, c'est que sur leur site, la réservation n'est possible qu'à partir de deux nuitées - et vu le prix de la nuitée, ça nous intéresse pas franchement d'en prendre pour deux fois. Heureusement, directement au comptoir, prendre pour une seule nuit ne pose absolument aucun problème. Nous voici donc en milieu d'après-midi, maillots de bain, mules et peignoir, à se chauffer la couenne dans leurs saunas et leurs hamamns, et à se rafraîchir dans l'eau glacée, la piscine mi-couverte mi-découverte, et surtout le solarium à l'odeur de foin...
Puisque nous n'avons pas pris demi-pension, nous nous baladons un peu en fin de journée dans Pozza, mais tout est déjà en train de fermer - à moins que les magasins ne soient déjà fermés, en cette fin de saison. Après ce petit tour pour se dégourdir les jambes, c'est pique nique... dans la chambre d'hôtel. Luxe !
Vendredi 15.
Après un petit déjeuner plutôt copieux, mais pas aussi bon qu'on pourrait s'y attendre dans un tel établissement, nous voici partis pour la rando du jour. Il n'y a que 300 mètres à faire à pied pour prendre la cabinovia du Bufaure. Aujourd'hui, nous nous offrons l'aller-retour plutôt que de devoir descendre à pattes. Arrivés là-haut, les crêtes sont pour beaucoup dans les nuages... Parfois on ne voit rien, parfois c'est flippant, parfois c'est féérique. Dans tous les cas, difficile de se réchauffer !

Le sentier des crêtes est un peu boueux par endroits, mais pas assez pour être dangereux. Ça passe plutôt bien, même, et on n'est pas vraiment gênés par les autres randonneurs - on a du être 10 touristes en tout et pour tout dans la journée à passer ici. Nous avons poussé jusqu'au rifugio San Nicolo, puis fait demi-tour par le Collac. Une fois le col passé, nous y avons vu plusieurs marmottes plutôt enhardies par l'absence de touristes.
Après être redescendus - toujours sans avoir vu le soleil -, nous avons fait quelques courses à la coop de Fassa, puis au passo San Pellegrino, avons fait le tour d'un petit lac charmant - une balade courte et à plat, juste pour se dégourdir un peu les jambes. Après quoi, nous trouvé notre place en contre-bas du passo, pas très loin du rifugio Flora : notre point de chute du soir.