Marché puis monte Pore
Mercredi. C'est le jour du marché à Agordo : nous avons choisi de consacrer la journée aux courses et aux amis aujourd'hui. Pour les courses, pas de problème : Mr Kaki pour quelques fruits et dire bonjour, et Super W pour quelques victuailles. Par contre, cela semble moins évident pour les amis : Aldo décline le repas prévu pour ce midi... pas besoin de se presser, nous décidons d'aller voir Claudio / Dr Bike dans l'après-midi. Pour terminer la matinée nous passons plutôt voir Maria, qui du coup nous amène manger dans la pizzeria en bas du Broi.
Nous passons ensuite voir Claudio, et Nico qui travaille toujours avec lui. En insistant un peu, on obtient quelques informations de la part d'Aldo : il ne voulait pas venir parce qu'il a le COVID... Comme il n'a pas de symptômes, finalement il vient quand même nous voir en restant dehors, masque sur le museau. Il nous raconte qu'il a découvert qu'il était positif à l'hôpital, où il devait se faire soigner une mauvaise infection à la hanche qui le fait souffrir. Du coup ils l'ont renvoyé chez lui avec une double infection... comprenne qui pourra. En tout cas on lui remet un peu de lecture, en espérant pouvoir discuter du livre avec lui la prochaine fois !
La journée n'est pas merveilleuse, et après une petite balade nous rentrons chez Milos.
Jeudi. Après avoir fait nos courses au marché hier, nous comptons aujourd'hui faire nos provisions dans les montagnes. Plus spécifiquement, nous partons sur le monte Pore avec dans l'idée de récolter quelques myrtilles. Pendant la montée, quand nous passons à proximité de la grangette de Mr de Bolzano, nous entendons quelqu'un fendre du bois - c'est sans doute lui ! Mais nous ne le dérangeons pas pour l'instant : objectif, myrtilles.
Le temps n'est plus au bleu ni au soleil comme il y a quelques jours, c'est tout le contraire : les nuages noirs menacent de tous les côtés, masquant des pans entiers de paysage. Malgré tout, nous montons jusqu'au sommet du mont (2405 m).


Même encombré, le panorama vaut l'ascension - qui est loin d'être ma préférée : je trouve ce sentier trop pentu et glissant à mon goût. Autour cependant, tout est sombre... Il est clair que nous allons finir par prendre l'eau. Le temps de laisser un message dans le livre du sommet, et nous redescendons à mi-pente pour récolter quelques myrtilles. Malgré la saison un peu avancée, nous en trouvons facilement. Un arc-en-ciel se dessine tout près de nous... et voilà la pluie. Nous redescendons d'un cran, et heureusement les nuages se déplacent très vite et l'averse ne dure pas : revoilà bientôt le panorama complètement dégagé.

C'est là que nous prenons notre pause déjeuner. En rebroussant chemin, nous faisons un détour par chez Renato : il se souvient de nous, et nous offre l'immanquable grappa aux myrtilles. Lui a récolté un sceau entier de myrtilles, qu'il est en train de nettoyer pour en faire des confitures - il est même venu spécialement hier pour cela, avant que la neige et le gel ne détruisent celles qui restent encore à récolter sur les buissons. Car oui : demain soir il est prévu qu'il neige ! Un jeune homme arrive bientôt, il est probable que ce soit lui qu'on ait vu de loin sur le monte Pore : il vient rendre à Rénato son peigne ramasse-myrtille - avec un truc pareil, c'est sûr qu'il ramasse plus que nous ! Renato présente le gars, il vient de s'offrir un chalet d'altitude plus loin, et travaille à la laiterie de Livinalongo. Par contre le gamin n'étant pas dissert, la discussion devient impossible : nous laissons les gens du pays entre eux.
Ce soir, exceptionnellement nous allons manger à la pizzeria de Caprile - jusqu'à présent, bien que nous adorions manger dans nos restos fétiches d'ici, nous avions tellement peu faim que nous avons préféré pique niquer même le soir. Les pizze y sont toujours aussi réussi, et rien n'a changer : toujours le même pizzaiolo, toujours la même serveuse, toujours le même décor... toujours la même musique ? Parfois, c'est bien aussi quand ça ne change pas.