Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

samedi 19 sept. 2020, 20:32

Migogn

Samedi. Ça sent la fin... il ne faudrait pas partir sans un tour au Migogn. D'ailleurs Mani est d'accord : c'est une des plus belles balades de crête qui soit. Mieux : elle est méconnue et il n'est pas rare qu'on puisse évoluer là-bas en solitaire... Même un samedi !

Son seul défaut, c'est que pour rejoindre le départ de la balade il faut emprunter des routes passablement défoncées et pas bien larges. J'ai toujours la hantise de croiser quelqu'un et de devoir faire des manoeuvres dans ces lieux exigus avec Partner - dont malgré toutes ces années, je n'ai toujours pas compris comment il se comportait en marche arrière. Peut-être je me ferais jamais à l'absence de fenêtres vers l'arrière ?... Bref. En tout cas, le petit parking de Ronch est plein - essentiellement du fait de la présence de palissades et d'engins de chantiers. Nous redescendons un peu et nous garons un peu plus bas, cela fera l'affaire.

De Ronch, la montée est raide - et se fait dans un léger maelström de sapins couchés au sol, très partiellement tronçonnés - le chemin est libéré, mais est encore bien accidenté. Le panorama de la montée donne sur la Civetta et le Pelmo. En bas, c'est Caprile, dans la vallée du Cordevole ; en haut, c'est le val Fiorentina. D'ici, la vue est imprenable sur les dégats de la tempête Vaia !

Sapins couchés

En haut, nous sommes cinq ou six randonneurs en tout à atteindre le sommet du Migogn. Il me semble que nous sommes les seuls à continuer. Le ciel se couvre, et après la suée de la montée, mieux vaut maintenant avoir de quoi se couvrir...

Crètes

Nous arrivons à l'endroit magique où année après année, un groupe de chamois passe devant nous. Le miracle se produit à nouveau... le timing est parfait. De là, le plus dur est passé mais il nous reste encore presque les 2/3 du parcours : d'abord avec vue plongeante vers Malga Ciapela - bien sûr, on n'en voit rien, si ce n'est le piz de Guda qui domine la vallée et donne son nom à... Sottoguda.

Migogn

Ensuite, après une dernière grimpette aidée d'une corde métalique, la vue s'étend vers le nord : sassongher et tofanes se devinent au loin. Il faut d'abord se rapprocher de la Marmolada - difficile à reconnaître sous cet angle ! - avant de plonger dans la descente quasiment ininterrompue.

marmolada

Intinterrompue ? Pas cette fois-ci ! Une fois n'est pas coutume, nous passons un peu plus tôt que d'habitude en saison... et les vaches de la malga Laste sont encore là. Les fermiers aussi : l'occasion est trop belle, nous achetons du fromage, et commandons tartes et boissons pour le goûter.

Puisque nous en sommes aux premières, nous profitons que la voiture est garée plus bas et qu'il nous reste des jambes (et avouons-le : qu'aucun sauna ne nous attend) pour se promener un peu dans Laste.

Laste