Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

lundi 14 sept. 2020, 20:32

Croda da Lago

Lundi. D'abord, quelques courses à la coop de Caprile - notre adresse pour le speck, les petits pains et le puzzone du déjeuner. Une semaine dans les Dolomites, c'est trop court, alors il faut frapper fort : aujourd'hui, un grand classique - le tour de la Croda da Lago. Le parking du départ de la balade (quelques km après le Giau) est déjà bien plein quand nous arrivons, mais nous trouvons encore facilement à nous garer le long de la route.

La montée initiale est toujours aussi sévère pour les jambes, mais comme dans toutes les balades qu'on connaît par coeur, on sait que le prochain quart de journée sera plus tranquille : inutile de couiner, il n'y a qu'à avancer en souriant aux autres randonneurs qui tirent la langue.

Là-haut, les eaux transparentes du lac reflètent le pic de la Croda da Lago. Le refuge homonyme est ouvert et quelques personnes prennent un café en terrasse - le temps est au soleil radieux. Nous prenons la pause juste à côté, et regardons débarquer les groupes de touristes par l'autre chemin qui arrive ici - une véritable autoroute à piétons.

Nous continuons par le fameux quart plutôt plat : celui qui progresse vers le Becco di Mezzodi et offre une vue verdoyante plein ouest, avec entre autre Sorapis et Antelao.

Les alpages à la Croda da Lago

Passé le « bec », c'est comme d'habitude l'heure de manger. Nous nous installons du côté de la vue sur le Mondeval. Autour de nous, peu de randonneurs sont arrivés jusqu'ici - deux ou trois marcheurs solitaires et un jeune couple d'anglais déjeunent comme nous au soleil. Et là, attention spectacle, monsieur l'anglais met un genoux à terre devant sa belle un peu grassouille et sort la bague : demande en mariage dans les Dolomites ! Visiblement, la Miss est conquise.

Nous repartons ensuite pour la dernière montée de la journée - mais pas des moindres : elle nous amène jusqu'à la Forcella de Formin, qui offre un panorama de chaque côté : sur le Pelmo qu'on va laisser derrière nous, et vers les Tofanes qu'on va garder en ligne de mire tant qu'on sera assez en altitude.

Panorama côté Pelmo

Panorama côté Tofanes

Nous descendons la haute vallée qui s'enfonce de plus en plus dans la piétraille et la caillasse, avant d'arriver enfin à la forêt. Derrière nous, une des cimes de la Croda prend joliment le soleil du soir.

En fin du tour

Retour au parking : la collection de voitures s'est clairsemée. Sur le retour, le temps magnifique donne envie de s'attarder un peu au Passo Giau pour admirer la vue. De toutes façons, nous ne sommes pas pressés : pas de sauna pour nous cette année, nous n'avons pas envie de nous restreindre aux 30 minutes... vu que la COVID a contraint Milos à proposer des réservations millimétrées à ses clients - et au passage, à faire le videur et à donner un coup de désinfectant toutes ces mêmes 30 minutes.

Ce soir, c'est donc une « simple » douche (quel déclassement !) et un dîner pic nic à l'économie - l'avantage, c'est qu'on est sûrs de ne pas trop manger !