SS Trinità et Parma
Mardi. La nuit a été pluvieuse mais voilà que tôt ce matin le soleil se lève dans un ciel bleu azur lavé de toute imperfection... Au sanctuaire du « mont sacré de la sanctissime sainte trinité de Ghiffa », nous sommes seuls face au panorama du lac, entourés des différents bâtiments : église, baptistère, déambulatoire. Un cadre luxueux qui convient parfaitement à notre modeste petit déjeuner de biscuits et jus d'orange.

Des panneaux semblent indiquer que l'endroit a fait l'objet d'une rénovation, sans doute des fonds européens ont-ils trempé dans cette affaire... mais ça, c'était avant : pour le classement du site patrimoine mondial de l'UNESCO en 2003. Le temps a passé. Pour un mardi 1er septembre, tout a l'air un peu trop calme pour être encore vivant. Le bar restaurant n'a peut-être même pas ouvert de l'été...
Cependant, quelques promeneurs s'aventurent par ici, visiblement des autochtones, souvent accompagnés de leur chien. Il faut dire que le sanctuaire est en bordure d'une réserve naturelle nationale, étrangement nommée speciale. Pas très grande, mais incroyablement située à deux pas du lac majeur, elle protège essentiellement un domaine forestier parcouru par des sentiers. Nous en avons emprunté un qui boucle derrière le sanctuaire pendant environ 2 heures (de 7h à 9h).

La forêt n'est pas extraordinaire mais calme, et elle offre quelques rares vues sur le lac depuis les hauteurs. À notre retour, nous visitons une dernière fois le sanctuaire avant de quitter définitivement les lieux.

Il est temps de prendre la route, mais dans un premier temps nous jouons encore les touristes : inutile de se presser quand la route longe le lac majeur... nous profitons du paysage tout du long, jusqu'à Arona où nous entrons dans les terres - zones commerciales, et bientôt : autoroute. Nous filons tout droit vers Milan, que nous contournons pour arriver à Parme vers 13h30.
Nous garons Partner dans un étrange garage aérien - l'accès se fait via une construction cylindrique sur 3 étages qui rappelle plus facilement l'imaginaire américain qu'italien. Le « parcheggio DUS 150 posti » a l'avantage d'être situé au nord du boulevard qui encercle le vieux centre. A nous Parme !
Nous trouvons rapidement la cathédrale, sans avoir rencontré ni âme qui vive, ni négoce (alimentaire en particulier) intéressant. La cathédrale par contre vaut le détour ! Extérieur brique, mais intérieur richement décoré, peintures et mosaïques...


Nous poursuivons et atteignons le centre ville, celui qui vit... Palais, grands bâtiments, musées, et artères commerciales... tout pourrait être parfait, mais ce n'est plus l'heure de manger. Les restaurants ferment, mais les charcuteries ne sont pas encore ouvertes ! Avant de mourir de faim, nous nous rabattons sur une glace artisanale. Après cette très rapide visite, nous retournons chercher Partner, payons le parking, et allons pour sortir... mais la barrière ne se lève pas. Ah. J'appuie donc sur le bouton « appel »... Entre temps, une autre voiture s'est positionnée derrière nous et attend elle aussi de sortir. S'en suit au moins 5 minutes de parlementations avant que notre interlocuteur ne daigne lever la barrière. Nous quittons Parme vers 16h avec une mauvaise impression sur la ville qui pourtant n'est liée qu'à cette expérience.
Nous reprenons l'autoroute jusqu'à Forli. Nous avions initialement pour projet de marcher dans cette région vallonnée, et finalement nous espérons maintenant surtout y trouver un bon endroit pour dormir. Pour ce faire, nous quittons les grandes routes... Arrivés du côté de Predappio, nous empruntons une route qui grimpe sévère vers une double indication prometteuse : « Rocca delle caminate » et « Santuario della Beata Vergine ». Cependant une fois là-haut, ce n'est pas la même histoire qu'hier soir. Les sites indiqués sont fermés, la route qui les longe est relativement passante, et il n'y a pas de parking. Il est 18h30... Nous garons malgré tout Partner dans l'optique de passer la nuit : le plus à plat possible, avec vue vers le panorama. Puis nous partons nous promener un peu... nous suivons une route en gravillons qui offre une belle vue.

Finalement, nous trouvons l'endroit trop passant et mal adapté, et tentons notre chance plus loin. Sauf que plus loin, c'est partout toujours compliqué ! Le soleil s'est couché, il ne reste plus qu'une lumière résiduelle... Nous trouvons vers 20h, in extremis, un parking tranquille et pas trop éclairé dans la petite ville de Fratta Terme. C'est pas glamour, mais ça fera l'affaire !