Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

dimanche 30 août 2020, 20:32

Pont’ en mode covid proof

C'est finalement Marie-No et Jeanfre qui font les frais de notre petit incident de pneus, car nous avions prévu de faire un arrêt un peu plus long chez eux. Mais voilà, c'est dimanche matin et non pas samedi que nous reprenons la route.

Le temps est maussade au départ d'Orléans (vers 9h20), et il devient assez vite excécrable. Le thermomètre de Partner est descendu aux alentours de 15°C sur la route... et encore plus bas quand nous sommes arrivés un peu trop tôt sous une bonne pluie à Port Titi. Un peu trop tôt, car vers 14h30, vous pouvez être sûr que c'est l'heure de la sieste ! Mais pour aller plus vite (que d'habitude) une fois n'est pas coutume nous nous sommes fendus d'un petit tronçon d'autoroute payante entre St Hilaire et Besançon : 25 € qui font gagner une ou deux heures de temps.

Port Titi frisquet

Nous avons en tout cas une bonne après-midi devant nous. Nous sommes accueillis par des masques, hop, nous aussi sommes masqués, ça va être compliqué... tout est désinfecté, nous avons une petite serviette à nous pour s'essuyer les mains, on ne mélange rien, mais au fait... vous savez qu'au bout d'une heure dans la même pièce, tout ce cérémonial ne sert plus à rien ? Allez, on aère.

Port Titi chaleureux

Malgré la paranoïa ambiante, cela ne nous empêche pas de bûcher un peu : au programme, les newsletters. Et bien sûr, la papotte, l'apéro, le dîner, et un petit feu... Nous dormons ce soir dans l'extension du chalet - nous l'avions déjà étrennée, mais c'est vrai que cela a déjà changé !

Le lendemain, lundi, nous prenons le temps de déjeuner à nouveau ici, avec Christophe en guess star. Toujours aussi en forme, toujours aussi dynamique !

C'est à 13h20 que nous quittons finalement Port Titi. Notre premier arrêt est traditionnel : la station service d'intermarché juste avant la frontière suisse. Le second, c'est justement à la frontière, pour acheter la vignette. Le troisième, c'est plus fort que nous : un petit passage par la Migros de Vallorbe... et hop, un peu de chocolat suisse dans le package !

Il est temps d'attaquer sérieusement la route. Cette année, grâce à notre destination non-dolomitique, nous évitons à nouveau le Brenner : nous piquons vers le lac Léman, puis continuons sur l'A9 : d'abord droit vers le sud, et zou, plein est. L'autoroute s'arrête là, mais nous continuons sur le réseau secondaire... À Brig (il est 17 h), nous quittons la vallée pour attaquer le Simplon. Le temps est toujours aussi mauvais que la veille, et plus nous montons et plus la température baisse... logique, bien sûr. Jusqu'à ce que les gouttes de pluie deviennent des flocons, et que les bas côtés se recouvrent de blanc. C'est pas un peu tôt pour la saison ?

Un bref arrêt au Simplon, et voici qu'on redescend : sur notre chemin, Domodossola (vers 18 h) - nous suivons en fait la ligne de train de nuit thello que nous prenions avant... Nous continuons la descente et arrivons au Lago Maggiore du côté de Verbiana. Il ne reste plus qu'à savoir où dormir... Antoine repère sur la carte OSMand un espace assez naturel qui pourrait nous convenir, et tente de me guider jusque-là - ce n'est pas simple, car dès qu'on quitte l'unique route qui fait le tour du lac, les rues ne sont plus que des ruelles qui grimpent directement dans la pente...

Après quelques hésitations, nous trouvons notre chemin, et surtout le parking. Un mini camper est déjà installé - ce sont des allemands. Deux ou trois autres petites voitures ne devraient pas tarder à s'en aller... Nous descendons nous dégourdir les jambes et découvrir les lieux.

Nous n'avons rien trouvé de mieux que de dormir dans un sanctuaire : le Sacro Monte della SS Trinità di Ghiffa. Ce soir, il fait un peu frisquet, mais avant que la nuit ne tombe nous visitons les quelques bâtiments et jetons un oeil sur le panorama : vue sur le lac majeur... avant de redescendre installer Partner pour la nuit, et manger au chaud dans la voiture.