Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

lundi 16 sept. 2019, 21:32

Au-dessus de Gares

Au fond du val Gares, le jour se lève, et il fait toujours beau. La balade du jour comme ici : au village de Garès - direction, la cascade. La zone avait déjà été dévastée par le vent en 2013, mais l'année dernière d'autres arbres sont tombés - c'est la pagaille, et des ouvriers du bois travaillent à dégager de nombreux troncs : une route a même remplacé le sentier sur une centaine de mètres pour faire passer les engins.

Cascade

La cascade est fidèle à elle-même : beau débit, beau bruit, bel arc-en-ciel... Aujourd'hui nous la dépassons et suivons le sentier qui monte sur la falaise à sa gauche : vers l'orrido delle Comelle. Ce corridor est par définition étroit, et équipé de quelques échelles qui se pratiquent sans équipement, surtout dans des conditions comme celles-ci.

échelle

Au bout du corridor, le val delle Comelle : une vaste plaine constituée d'innombrables galets... le lit d'un torrent gigantesque qui ne doit couler qu'à la fonte des glaces. Au fond, nous irons vers Rosetta. Sur la paroi à notre droite, nous irions - par des sentiers vraiment très escarpés - vers le Focobon et le refuge de la Mulaz.

Comelle

Mais nous, nous allons à gauche : 100 ou 200 m de dénivellés, et un câble permet de passer un passage exposé sur la roche. Cela débouche au-dessus des falaises de Garès, sur ce qui s'appele « Viaz del Bus » et qui arrive à la Malga Valbona (1783 m). De là, nous faisons pour le plaisir une dernière grimpette vers la Forcella Cesurette et la Malga Campigat - histoire de jeter un oeil sur « notre » vallée, et de mettre la marmolada dans le panorama.

Marmolada vue de Valbona

En chemin, nous passons par des centaines - que dis-je ? - des milliers de framboisiers. Qui portent tous des framboises ! Autant dire que je n'avance pas vite, occupée à grignotter tous les fruits bien mûrs offerts aux passants - et des passants, il n'y en a que deux : nous.

Cela ne nous empêche pas, une fois en bas, de prendre un dessert à la Capana Cima Comelle. Toute la forêt de sapins qui entourait les rives du torrent est dévastée, et là aussi des engins et des hommes tentent d'y mettre bon ordre - la bonne occasion de refaire des prés ?

Avant de reprendre la voiture, nous croisons une vieille dame qui discute un peu avec nous - elle aussi voit bien qu'un temps comme celui-là (chaud et ensoleillé), à cette saison-là (mi-septembre), n'a plus rien à voir avec ce qu'il serait convenu d'appeler normal.

Ce soir, nous commençons la phase 2 des vacances : nous dormons à partir de ce soir à la Montanina !