Au Val San Nicolo
Réveil dans le camion, il fait... 3°C ! Le mauvais temps des derniers jours fait qu'il a neigé ici - quand il neigeait au Simplon, précisément. Là-haut, il en reste des traces, et « en bas », il ne fait pas chaud. Petit déjeuner congelé, donc, on ne s'attarde pas : direction la seggiovia - mais d'abord, quelques courses d'alimentation au Spar tout proche, et un café à un hôtel chicos juste à côté - l'occasion de rendre une petite visite aux toilettes, biensûr - et de se renseigner sur les prix, au cas où !
9h30 : c'est parti. Oeufs puis télésièges, et nous voici sur les crêtes ! Softshell, gros pull, gants et bonnet de rigueur : l'air est frais au Col de Valvacin ! La neige est encore bien accrochée sur les pentes nord, et parfois sur le sentier - ou a laissé quelques flaques de boue.

Pas grand monde ici : avec un ou deux autres couples, nous avons la montagne pour nous ! C'est parti pour une belle journée de marche : direction le col, puis le sentier attrezzato Lino Pederiva. Nous prenons notre temps au début, pour deux bonnes raisons : les meilleurs panoramas sont maintenant, et le terrain est un peu glissant - et ce n'est pas un endroit où glisser : le sentier est rarement aussi large et plat que sur cette photo !

Après 2h de marche, nous voici arrivés à un alpage où nous remarquons rapidement de nombreuses marmottes - surprise, car nous n'en avions jamais vu ici. Nous poursuivons jusqu'à la barre rocheuse, et prenons une pause déjeuner tant que le soleil est d'accord pour nous réchauffer un peu.

Plutôt que de rejoindre le rif. San Nicolo, nous faisons demi-tour sur quelques centaines de mètres avant de bifurquer pour boucler autour du massif volcanique de la Croda Negra (2605 m), en passant au pied du Colac (2715 m). Après un col à 2500 m, nous redescendons par le sentier 646 sans voir la trace du sentier qui remonte vers le Sella Brunèch - alors comme c'est le premier jour et que la journée va être encore longue, on s'offre le télésiège Roseal qui nous y amène en 3 minutes... Nous pouvons alors véritablement commencer la descente vers Vigo di Fassa.
Cette descente n'en finit pas, et pour un premier jour elle nous dézingue les genoux en moins de temps qu'il ne faut pour descendre 1500 m... En chemin, une malga avec terrasse et tavola calda nous fait de l'oeil : pause bière ! Pour un peu, on serait tentés de rester dormir là, mais l'établissement ne semble pas proposer de logement. Un peu de courage, encore une bonne heure de marche et nous arrivons à Vigo avec les jambes bien raides.
Comme on n'est pas masochistes, on décide de s'offrir autre chose qu'une nuit dans Partner... nous repensons direct à l'hôtel un brin luxueux de ce matin. Hôtel Majaré, nous voilà ! Peignoir et claquettes fournies, quelle bonne idée : nous avons assez de temps pour découvrir le spa tout neuf... deux saunas, deux hamams, des douches, un bassin d'eau froide, de la glace, des chaises longues partout, ... et un solarium dont les murs sont bourrés de foin odorant : quelle bonne idée !
L'ambiance du dîner est un peu prout-prout, mais les antipasti et le primo piatto sont excellents - polenta, ravioles et carbonara. La suite est malheureusement pas au niveau, que ce soit la viande de porc ou le dessert à base de fraises.
La nuit sera chaude : les énormes édredons ne sont pas encore de saison ! Le lendemain matin, nous sommes assez matinaux - après un très copieux petit déjeuner, nous sommes prêts à partir à 9h.