Val Ombretta
Le Val Ombretta est un de nos grands favoris, même si cette année nous ne lui avons pas bien souvent rendu visite. Pour réparer ce manquement, nous voici aujourd'hui en route vers le Passo Fedaia, dont nous quittons la route au niveau de Malga Ciapella.
Arrivés au camping, que la route traverse, surprise : un nouveau panneau "interdit à la circulation" a surgit, avec en prime scotché dessous la délibération communale datée de juin 2016, qui annonce l'obligation de parking avant la fin du val pour ne pas gêner les piétons, et la mise en place d'un service de navette. Une interdiction non valable pour tous les véhicules autorisés, comme de bien entendu.
Nous avons dépassé la mi-octobre, il n'y aura aucun randonneur, et il est bien évident que les navettes ne circulent plus depuis longtemps... Nous continuons donc comme c'est l'usage pour rejoindre en voiture la Malga Ciapela, et en chemin nous comptons 4 voitures stationnées sur les bas côtés de la route, et quelques locaux occupés à faire leur bois.
Là-haut, la forêt a commencé à jaunir et nous offre des paysages magnifiques, sans toutefois avoir atteint le plus bel éclat de l'automne, d'autant plus que le soleil est un peu capricieux. Nous remarquons au pied des roches de la Marmolada un groupe d'une vingtaine de chamois qui traverse tout le val, nous suivons de loin leur périple à la jumelle... qu'ils sont rapide ! En moins de 5 minutes, ils rejoignent l'extrémité de la paroi et disparaissent.

Nous mettons beaucoup plus de temps qu'eux à parcourir le chemin en sens inverse, vers le Rifugio Fallier, que nous dépassons pour s'installer un peu plus haut dans un poste ensoleillé - car sans soleil, la température avoisine sans doute le 0° C... Nous y profitons tranquillement de la vue et du silence, tout en argumentant sur la fermeture de la route.
Nos sentiments sont partagés : en saison, c'est vrai que les marcheurs sont dérangés par les nombreuses voitures sur la route mais... ce ne serait pas le cas s'ils suivaient le sentier plutôt que le goudron ! Et par ailleurs, le service de navette, c'est juste une autre façon de privatiser un espace commun pour se faire du fric - c'est sans doute le camping qui s'en occupe, car en hiver ceux-là se permettent de faire payer l'accès au sentier raquette ! Une première tout à fait déplorable dans les environs.
Bref, nous redescendons tranquillement sous un ciel qui commence à se couvrir, et rejoignons Partner qui porte... un petit papillon sous un de ses essuie-glaces. C'est le pompon ! Un des gars qui faisait son bois a du faire du zèle... car nos amis d'ici sont tous d'accord pour dire que la commune de Rocca Pietore en nous collant une amende ne respecte pas la trève du "hors saison" (qui est un mode de pensée très italien, certes, mais réel), mais que par ailleurs, à Rocca Pietore, c'est des cons, c'est connu... Nous voilà prévenus !