Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

mardi 28 juin 2016, 21:32

Retour en Dordogne

En arrivant à Anglars-Juillac, nous avons repéré un panneau intrigant : "Ferme expérimentale". Lundi matin, nous avons donc commencé par y faire une petite visite : nous y avons rencontré Elisabeth, qui nous a expliqué les missions de son Association d'Expérimentation - en deux mots, sélection de cépages (historiquement des Malbecs, utilisés dans l'AOC Cahors, et maintenant de blancs) et diminution des produits phytosanitaires. Tout un programme très intéressant, qui en plus s'est soldé par une petite dégustation et l'achat de quelques bonnes bouteilles.

Après une visite de maisons dont nous ne retiendrons que les beaux yeux bleux pétillants de leur vieille propriétaire, nous avons repris la route vers le Bugue, et profité de l'hospitalité de Janette. A vrai dire, la maison n'était pas vraiment encore prête, aussi sommes-nous venus avec de quoi cuisiner :)

Le lendemain, nous avons donc parcouru en long et en large le grand marché du mardi du Bugue, puis visité à nouveau dans l'après-midi le parc du Château de Campagne avec Janette. Le soir, des miaulements déjà entendus la veille au soir m'ont à nouveau interpelé... et cette fois-ci Antoine a trouvé d'où ils provenaient : un tout petit châton apeuré caché dans le talus à 20 mètres de la maison.

Châton

Trop mimi ce chaton, mais mimi ou pas, c'est pas le genre de la maison de laisser traîner près d'une route si passante une petite boule de poils sans défense ! Nous avons donc entrepris de descendre toute la route du Cingle, au cas où il se soit égaré... mais rien à faire, tout le monde nous a regardé d'un air peiné, en disant qu'au Cingle, on ne s'y fera plus prendre, avec le trafic les chats s'y font écraser en moins de deux mois, personne n'en n'a plus.

En bas, dans le bâtiment qui accueillait avant l'office du tourisme, un rassemblement de personnes plutôt agées - une chorale - y tient un buffet, nous tentons notre chance. Mais personne ne se dévoue pour garder chaton jusqu'au lendemain, on nous conseille de l'amener chez le vétérinaire (...), chez les pompiers (!?), quelqu'un essaie même d'appeler "une orginale qui a déjà plein de chats", mais non, on finit par repartir avec chaton.

Le bon côté des choses, c'est qu'on a le carton des bouteilles de Cahors pour lui faire un "nid", qu'on a des restes de poulet de midi pour lui donner à manger, et qu'il semble calme une fois qu'il a mangé - il accepte même facilement les câlins, et ronronne. Mais malheur : vers 21h30, il se mêt à miauler pour ne plus arrêter jusqu'au lendemain matin... un cri de désespéré, comme quand il était planqué dans le talus. Une crise de panique ?

En tout cas, le lendemain matin, ça s'arrange doucement, mais quand même, il n'est content que quand il est sur nos genoux. Un manque d'affection évident ! Après avoir téléphoné partout (assos d'aide aux animaux abandonnés, spa...) et avoir fait un tour à la Mairie du Bugue, nous dénichons finalement la bonne personne qui va nous donner un nom magique, un sésame qui nous permet de déposer chaton chez le vétérinaire du Bugue (qui nous a assuré que sans ça, il ne s'en serait pas chargé) en vue de sa prochaine adoption, déjà arrangée en coulisse. Ouf, chaton est sauvé !

Tout cela nous aura bien occupé l'esprit pendant une petite journée, mais maintenant nous pouvons aller randonner un peu du côté d'Audrix - de nombreux chemins sont indiqués par des marques jaunes dans la région, et trouver des boucles de 5 à 10 km dans la campagne est très facile.

Le lendemain, il est temps de reprendre la route : nous avons rendez-vous à Vichy, puis le sur-lendemain, à Pontarlier. Suite à quoi, nous repartons vers Taibon, avec un arrêt dans les montagnes Suisses, passé Zernez et aux limites du Parc Naturel Svizzer. D'ailleurs le lendemain matin, ce sont les cris lointains du vâcher qui rassemblait les bêtes qui nous ont réveillé !...