Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

dimanche 26 juin 2016, 21:32

Le Lot

Du Lot, je n'en connais qu'une seule grotte (le gouffre de Padirac) et qu'un seul site (Rocamadour), mais je crois que l'un comme l'autre je pourrais les visiter encore et encore sans m'en lasser.

Puisque c'est le week-end, nous faisons donc une pause dans nos recherches et jouons aux touristes. Notre route passe par Sarlat, aussi nous nous arrêtons dans l'espoir d'y faire quelques emplettes de foie gras pour ce midi... mais c'était sans compter que nous étions jour de marché, ce qui ironiquement était loin d'arranger les choses !

Les voitures roulaient cul à cul, et je ne vous parle pas de la foule à l'intérieur de la ville... c'était tellement plein de monde que nous avons eu du mal à reconnaître les lieux, où nous étions pourtant passés il y a 3 ans à peine. Toutes les échoppes semblaient spéciales touriste-attrape-nigaud, alter-mondialistes ou écolo-bobo, nous avons failli ressortir sans rien acheter, et c'est bien difficilement que nous avons finalement trouvé dans la Halle un vendeur "installé" de foie gras qui en proposait à la coupe, puis enfin une boulangerie où le pain avait l'air potable.

C'est en milieu d'après-midi que nous sommes arrivés sur les lieux, pour une vue imprenable. Pour mémoire, notons qu'il s'agit ici d'une photo prise le lendemain, avec la lumière du matin - sans quoi le rocher est en contre-jour, ce qui le rend plus mystérieux peut-être, mais assurément beaucoup moins photogénique.

Rocamadour

Forts de notre expérience précédente, nous avons repris de quoi faire des grillades - saucisses de Toulouse cette fois-ci - et un emplacement au camping "qualité nature" le plus proche.

Le lendemain, nous avons randonné au fond des gorges de l'Alzou, au pied de la Cité, suivi une petite bifurcation pour aller découvrir des résurgences, apparamment haut-lieux de la plongée souterraine, puis enfin bouclé par les causses pour revenir par le dessus de la Cité.

En fin de journée, nous avons roulé en direction de Prayssac, plus au sud. A notre grande surprise, c'est un terroir viticole - on aurait pu s'en douter, nous ne sommes pas si loin de Cahors, qui donne son nom à l'appellation. Du coup, comment trouver un emplacement pour la nuit, alors qu'il est déjà tard ?... Réponse : nous sommes montés sur les hauteurs de Belaye, d'où s'étend une très belle vue vers la plaine parsemée de parcelles de vigne, sous les derniers rayons d'un soleil couchant rougissant, mais où se trouve aussi un parking tranquille et vide, quasiment dans un écrin de nature, sans être très distant de WC publics propres. Le graal.