Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

vendredi 29 janv. 2016, 18:12

Louvre Lens

Notre pause culturelle prend de l'ampleur avec la visite du Louvre Lens, où se tient une exposition temporaire au thème étonnant : "Dansez, embrassez qui vous voudrez", sous-titrée "Fêtes et plaisirs d'amour au siècle de Madame de Pompadour"...

Pour notre plus grand plaisir, la visite guidée rentre dans le vif du sujet sans trop tourner autour du pot, et nous permet de comprendre les indices grivois laissés par les peintres dans les toiles à l'attention des gens avertis... autant de détails qui nous seraient passés bien au-dessus de la tête sans les explications de notre guide !

Louvre Lens

Où l'on apprend que la chanson "nous n'irons plus au bois, les lauriers sont coupés..." racconte le déménagement des prostituées des bois (de Vincennes à l'époque) vers les bordels situés aux portes des faubourgs de la ville de Paris, reconnaissables dès lors par une branche de laurier accrochée à leur porte... Une histoire qui date de Saint Louis, remise au goût du jour par la Pompadour - qui n'est plus la favorite du roi, et qui annonce clairement la couleur : pour ses affaires de coeur, désormais elle ira voir ailleurs !

Ah, mais on ne nous avait pas dit ça, que quand on chante "Loup y es-tu ?", c'est quasiment du flirt lors d'une petite sauterie de l'époque ! Alors comme ça, de nombreuses chansons désuettes seraient ainsi de claires allusions aux fêtes champestres pas si pudibondes où la noblesse s'égayait, loin de la Cour de Versailles endormie par un roi soleil vieilissant... diantre.

L'amour galant, ce n'était pas que les pièces de Marivaux : jeux coquins à la campagne, théatre italien, bals costumés... Pendant tout le 18e, et ce jusqu'à la révolution, on s'en donne à coeur joie en France, copié par toute l'Europe !

Louvre Lens

Pour finir de nous achever les jambes, nous avons ensuite parcouru la grande galerie qui regroupe des oeuvres de tous horizons, exposés selon la ligne des temps... une vision très parcellaire assez étonnante néanmoins des arts humains.