Joordan et Rijksmuseum
Deuxième journée : aujourd'hui, le soleil brille timidement (c'est à dire, très bas sur l'horizon) mais suffisamment pour donner de l'éclat aux briques rouges et aux grandes fenêtres amsterdamoises... Nous attaquons par la visite du Joordan, un quartier parfait pour bobos. D'ailleurs, on l'a trouvé vraiment sympa ! ;-)

Et de fait, l'ambiance est plus zen, plus résidentielle, mais tout autant soignée que sur les canaux les plus chics. Le timing et notre parcours font que nous marchons souvent en plein contre-jour, face à un soleil qui dépasse à peine les 15 degrés au-dessus de l'horizon... ce qui nous permet d'apprécier les encorbellements avec une belle lumière rasante.

Sur notre chemin, nous croisons une seconde DS blanche d'époque - l'originale ! Nous en avions déjà remarqué une la veille... les amsterdamois auraient-ils un faible pour les voitures de collection ?

Nous rejoignons ainsi, par un chemin tout en détours, la WesterKerk - vous avez bien compris : l'église de l'ouest... car les amsterdamois ne se sont pas foulé : ils ont aussi celle du nord, de l'est, et du sud. L'esprit pratique et carthésien, sans doute. Pas de chichi !
Pour ce qui est du pratique, nous avons eu un gros coup de coeur pour leurs vélos cargo... et de s'imaginer déjà en ramener un pour chez nous. Mais s'ils n'ont qu'une seule vitesse, ce qui est très probable, je n'imagine même pas la force avec laquelle il faudrait appuyer sur les pédales pour revenir du marché d'Agordo !

Il est bientôt midi, et nous sommes devant la maison d'Anne Franck, mais la queue pour la visiter (il y a bien 200 m de gens immobiles, et ça se prolonge jusqu'au pied du parvis de la WesterKerk) nous fait passer notre chemin.
Nous mettons le cap au sud, passant de canal chic en canal chicos sur notre trajet - Heren-, Keizers-n et Prinsengracht -, pour rejoindre la Spiegelstraat, la rue des antiquaires, qui mène tout droit au Rijksmuseum.
Plutôt que d'y entrer immédiatement, nous faisons une halte au Vondelpark, histoire de prendre une pause déjeuner dans un cadre de verdure façon jardin anglais. Justement, un vendeur ambulant de hot dog idéalement placé à l'entrée du parc nous permet d'y manger sur le pouce. Les hollandais, les rois du snacking bon et pas cher !
Dans le parc, la majorité des promeneurs sont bien sûr à bicyclette... ils s'accaparent la travée centrale où le rythme de la circulation ne faiblit pas un instant. Autour, quelques piétons égarés, des touristes, sans doute !
Une fois un peu reposés, cap sur le musée. L'entrée est à 17 euro, ce qui me paraît un peu cher au vu de mon endurance dans un musée : en moyenne 2 heures avant de tomber d'épuisement suite à piétinement permanent devant les oeuvres...
Qu'à cela ne tienne, histoire d'admirer le clou du spectacle alors qu'on est encore frais et dispos, nous commençons par La ronde de nuit mais la foule amassée devant le tableau est si dense que c'est difficile de l'apprécier...

Alors que dans la salle juste derrière, des sculptures attendent désespérément le moindre visiteur...

Nous visitons avec intérêt tout l'étage dédié à l'Age d'Or, mais trouvons l'étage 1800-1900 et sa période empire absolument rétrograde en comparaison, heureusement la salle dédiée aux impressionistes remet un peu de piment et d'inventivité.
Nous sommes arrivés au moment fatidique des deux heures à partir duquel franchement, j'en ai plein les pattes, mais nous trouvons encore l'énergie de descendre jetter un oeil aux collections hétéroclites du rez-de-chaussée... Nous traversons la plupart des salles sans nous arrêter devant les bibelots en tout genre, jusqu'à atteindre la salle qui a aiguisé notre curiosité : des maquettes de navires d'une envergure qui atteint jusqu'à 3 mètres pour certains modèles !
A notre sortie du musée, le soleil qui n'avait jamais été bien haut est vraiment au plus bas, et menace de disparaître sous peu. Nous empruntons une autre travée qui remonte vers le centre et le Dam, et atteignons la gare centrale à la nuit noire.
De retour à Haarlem, toute la ville semble s'être donnée rendez-vous dans les restos ! Manger Thaï s'avère impossible, l'ancienne église transformée en brasserie affiche elle aussi complet, alors pourquoi ne pas manger indien ? C'est pas mieux... Finalement, nous nous installons à une table du Flamboyant, un restaurant indonésien qui nous a été conseillé par notre hôtelier. Nous n'y connaissons rien en cuisine indonésienne, mais la méthode pifométrique nous réussi : nous avons fort bien (et fort copieusement) mangé, de boeuf mijoté, poulet sauce cacahuète, riz et accompagnements inconnus, le tout sans trop de piment.
Après quoi, nous avons erré dans les rues du centre ville jusqu'à ce que le son stressant des deux cloches cesse enfin, et même encore un peu après...