Trieste
Ce matin, nous avions rendez-vous avec Fabio à l'entrée de la Grotta Gigante située à proximité de Trieste. La grotte géante ? Ils ne se sont pas trop fatigués pour le nom, vous me direz, mais après tout, c'est exactement cela : elle est géante. En fait, c'est assez difficile de se représenter ses dimensions, même une fois dedans, il vous faudra donc imaginer qu'elle pourrait contenir la Basilique de St Pierre de Rome !

Voilà une photo de l'escalier par lequel on entre dans la grotte : une volée de 500 marches, qu'il faudra remonter à l'autre bout par un autre escalier encore plus panoramique - et même un peu vertigineux. A part l'immensité de sa taille, on peut y admirer sur les murs et son sol, des concrétions qui sont des stalagmites très épatées, car les gouttes d'eau qui les forment tombent de très haut et explosent littéralement à l'impact...
Maintenant, la double cerise sur le gâteau : d'abord, un groupe de quelques personnes nous ont approché à l'entrée pour nous proposer deux entrées à moitié prix, qu'ils avaient réservé sur internet et qu'ils n'allaient pas utiliser. Ensuite, à la première visite de la journée, nous n'étions qu'un groupe de douze personnes dans cette cavité immense... ce qui fait que nous avons pu apprécier ses dimensions dans un silence presque sépulcral. Idéal !
Après un bon déjeuner, nous avons enchaîné par une petite randonnée sur les hauteurs de Trieste, et ce malgré des rafales du vent local (la Bora) à plus de 120 km/h ! Sur le moment, on n'en savait trop rien, sauf qu'on tenait un brin difficilement sur nos pieds sur le sentier... tellement que Fabio a préféré couper à travers le maquis pour éviter une zone encore plus venteuse !
La balade dans le Val Rosandra en quelques chiffres :
Départ : Bagnoli della Rosandra
Arrivée : rifugio Mario Premuda (82 m), le plus bas d'Italie !
Pour attaquer, nous avons commencé sur le sentier n°38 jusqu'au Sella del Monte Carso, puis suivi la frontière slovène jusqu'au lieu-dit de Bottazzo qui compte trois bicoques et un poste frontière, et surtout une petite trattoria... En chemin, on a aussi vu des chèvres sauvages, une double cascade, et les ruines d'un acqueduc romain. Et tellement de vent...
Le soir, nous avons été faire un tour dans Trieste, où le vent soufflait tellement fort que la fête prévue pour la régate Barcolana a été annulée... même l'accès aux quais - là où mouillent les plus gros bateaux - a été restreint ! Le lendemain, le vent s'est apaisé et la régate est finalement partie... mais le beau temps se faisait toujours désirer.

Sur cette photo, si vous connaissez Brest, alors vous trouverez comme une similitude... si ce n'est que Trieste, elle, a encore une vieille ville qui n'est pas vilaine, autour de la Piazza Unità d'Italia, et elle a même les ruines respectables d'un théatre romain ! Pour le reste, c'est une ville-port de commerce qui offre un curieux mélange entre barres d'immeubles et verdure... et bien sûr des grues, des immenses magasins de stockage, et d'énormes supertankers qui alimentent l'oléoduc Transalpin.