Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

vendredi 9 oct. 2015, 21:21

Birdwatching

En italien comme en français, on trouve parfois des mots anglais : la mouse ou le display d'un computer, le bluetooth (prononcer "blou-toute"...) du téléphone, ... et le birdwatching. En bon français, on appelle ça de l'ornithologie - mais attention, dans sa version pratiquée en amateur, hein.

Aujourd'hui, nous sommes donc allés à la Riserva Naturale della Foce dell'Isonzo, située entre la petite cité balnéaire de Grado et la grande ville de Trieste, en ne sachant pas trop à quoi nous attendre : malgré nos recherches sur le net, difficile de trouver des infos sur quels oiseaux migrateurs passent et à quel moment les observer...

Le parc est petit, mais contre un petit écot à payer à l'entrée, vous avez accès à une zone bien équipée pour les amoureux des oiseaux, avec de nombreux postes d'observation camouflés qui vous permettent de les regarder au plus près, tout le long d'un parcours d'à peine quelques kilomètres. Et la promesse d'y trouver, répartis au fil de l'année, près de 300 espèces différentes d'oiseaux dont la plupart sont des migrateurs !

Birdwatching

Nous avons eu la surprise sur un des étangs de pouvoir observer plusieurs centaines d'oiseaux : dans le lot, pas mal de canards colvert des plus communs, bien sûr, mais aussi bien d'autres canards dont je n'ai aucune idée de leur petit nom, ainsi que des oies, des courlis cendrés, des bécasseaux, des aigrettes blanches, des hérons, des cormorans, ... Tout ce petit monde caquetait allègrement dans le soir tombant, cela faisait un ramdam de fou !

En tout cas, en cette fin d'après-midi, nous avons au moins apris deux choses : si nous souhaitons persévérer dans cette discipline, il nous faudra d'une, s'équiper sérieusement contre les moustiques (ces saloperies nous ont dégusté malgré la température plus que frisquette), et de deux, se chausser de bottes en plastiques... vu que ça se pratique le plus souvent dans des marais !

Le soir, nous avons fait une halte en Slovénie, pour cause d'hôtelerie bien plus abordable que côté italien. Cela dit, l'Hôtel Casino Paquito a non seulement un nom improbable, mais les chambres "standard" figées dans les années 80 justifient que le prix ne soit pas bien élevé... Quant aux environs, ils étaient très slovènes : nuit noire. Et comme on est arrivés de nuit, on a vraiment eu l'impression d'arriver au milieu de nulle part ! Si seulement le temps avait été clair : cela aurait été idéal pour observer les étoiles...