Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

vendredi 24 avril 2015, 22:22

Le phare de l'île Vierge

Dès que nous avons apris que c'était possible, il est devenu impensable nous quittions Plougerneau sans visiter l'île Vierge et son phare... Nous avons donc réservé une des rares sorties de la navette au départ du port de l'Aber Wrac'h pour un après-midi qui s'est avéré non seulement venteux, mais aussi pluvieux...

L'île

Le ciel n'en était pas moins magnifique ! Par ces temps-là, je pense toujours à la carte postale que m'avait offert maman quand j'ai passé 3 ans à Brest : "Comment rester insensible devant tant de nuances de gris ?..." :)

A proximité de l'île, notre navette a jetté l'ancre, et c'est entassés sur un micro bateau que nous avons accosté l'île sous la pluie. Le phare est en lui-même très impressionnant de hauteur (c'est le plus haut d'Europe des phares en pierre avec ses 82,5 m), et son style épuré ne laisse pas indifférent.

Le nombre de ses marches non plus : exactement 365, qui vous emmènent de plus en plus haut dans l'intérieur du phare parfaitement cylindrique... de quoi me donner rapidement le vertige ! J'ai fait toute l'ascension (et la descente) en regardant exclusivement les pieds de la personne devant moi, histoire d'être sûre d'avancer !

L'escalier

Mais une fois en haut (il faut ajouter encore une vingtaine de marches...), c'est la récompense : une vue imprenable sur la côte et l'océan... tout petit, là en bas, notre navette, qui pourtant n'est pas un bateau de taille ridicule !

La vue

Malheureusement, le phare (comme tous les autres phares de France) n'a plus de gardien : il est automatisé et piloté à distance depuis le phare du Créac'h, à Ouessant, et ce depuis 2010. L'état des bâtiments s'en fait déjà clairement ressentir... et l'on n'ose pas imaginer l'impact du manque d'entretien sur le foyer, visité épisodiquement par les Phares et Balises, quand les gardiens le bichonnaient au quotidien...