Dolomiti Geeks

Déracinement de (veli)bobos parisiens rempotés en pleine nature.

mardi 14 avril 2015, 22:23

Les Sept-îles

Après la journée de marche de la veille, nous passons à la matinée bâteau ! C'est avec la compagnies des Vedettes des Sept-îles que nous embarquons de bon matin (car c'est important pour le facteur chance) vers la réserve ornithologique.

Au programme, l'approche de l'île Rouzic où niche la seule colonnie française de Fous de Bassans (soit près de près de 25.000 couples). Elle est installée uniquement sur le côté nord-est de l'île, face aux vents dominants pour faciliter leur envol... qui n'est pas la spécialité de ces grands oiseaux (d'une envergure de 165 à 180 cm), par ailleurs très agiles dans les airs et sous l'eau...

île Rouzic

De près, on comprend que la tâche blanche que l'on voyait à l'extrémité de l'île depuis le continent, est due à la présence permanente d'un des deux parents sur le nid ! Ce comportement rend par ailleurs très facile leur dénombrement.

Nidification

Comme les Fous de Bassan sont présents sur l'île Rouzic pendant 8 mois de l'année et qu'ils sont en permanence à leur nid, nous étions assurés de les voir... Mais en plus d'avoir un ciel bleu magnifique, nous avons eu la chance de voir quasiment tous les oiseaux qu'il était possible de croiser dans les parages :

  • des Huitriers Pie (avec leur long bec orange) qui pépient énormément à l'approche du bâteau,
  • des Petits Pinguoins torda (au dos noir),
  • des Guillemots de Troïl (au dos gris, et au bec fin),
  • des Cormorans huppés, dont le plumage avait des reflets verts impressionnants,
  • les très célèbres Macareux Moines, emblème de Perros Guirec,
  • et même... hors catégorie... deux phoques gris, dont un qui se prélassait sur un rocher au soleil en attendant que la marée remonte...

Ploumanac'h

Ensuite, nous avons fait escale à l'île aux Moines (photo ci-dessous), la seule qui ait été habitée et sur laquelle il soit encore autorisé de débarquer. Après une petite incursion dans le port de Ploumanac'h et avoir longé la côte et ses rochers aux formes étranges, nous sommes revenus à terre encore tout émerveillés...

île Rouzic

Du coup, nous nous sommes offerts une petite folie (bien raisonnable) : la "petite formule" du très chic restaurant Le Manoir du Sphinx. Hey bien un gastronomique si bon pour 24 euros, mazette, on ne voit pas ça souvent ! Nous n'avions bien sûr pas le choix des plats, mais tout était excellent : un médaillon de lotte à la pistache en amuse-bouche, un carpacio de daurade à la mangue et au gingembre en entrée, un saumon sur son "minestrone" de petits légumes, et en déssert une mousse aux agrumes sur son sablé... le tout accompagné d'un verre de blanc (un Mâcon Village), et clôturé par un café servi avec des financiers. Sans oublier : la vue sur mer.

Après tout ça, il nous fallait bien un petit coup de bad trip pour équilibrer la journée... alors voilà, en reprenant le vélo en fin d'après-midi pour une petite balade vers la Pointe de Port l'Epine plus à l'est, Antoine a creuvé de la roue arrière. Mais pas seulement la chambre à air : le pneu était carrément déchiré. Bien sûr, nous avions laissé le kit de réparation avec le barda dans la chambre... Heureusement il ne restait que 2 km pour rentrer à l'hôtel. Nous avons donc poussé les vélos en marchant... et avons remis au lendemain la réparation.

Pour continuer mal, à nouveau piétons, nous avons essayé la toute proche crêperie des Vieux Gréments, près du port de plaisance. Mais elle s'est avérée être un afreux piège à touristes : les prix pratiqués sont largement plus chers que la moyenne locale, et la qualité des galettes servie (sans parler du cidre à la pression... du Loïc Raison bas de gamme !) est médiocre. Soit ce ne sont pas des bretons qui tiennent cet établissement, soit ils ne se rendent pas compte du tord qu'ils font à leur ville et leur région. Sans doute les deux. En tout cas nous avons pris la fuite avant la crêpe dessert !

Pour tenter de sauver la soirée, nous avons marché à l'opposé du port de plaisance, où nous avions deux fois si mal mangé, pour nous diriger vers Louannec. Il nous a fallu marcher à peine 1 km pour trouver la crêperie l'AbriCôtier. L'ambiance était plus typique et plus chaleureuse, et les crêpes délicieuses... Quel dommage de ne pas avoir commencé directement par cette bonne adresse !