Golden hours au Corpassa
Les journées sont maintenant assez longues pour se permettre de sortir en après-midi... et même de faire durer jusqu'au soleil couchant - par beau temps, le manteau neigeux nous assure une fin de journée encore très lumineuse.
Comme le temps s'est aussi un peu réchauffé, nous avons tenté d'approcher le Rifugio Trieste en schénic - dont la route était complètement verglassée la dernière fois que nous avions envisagé cette balade... Cette fois-ci en début de route - qui est une des plus abruptes de nos vals, et dont je ne serais pas étonnée que certains passages soient chiffrés à 18 ou même 20% de pente - seuls quelques tronçons étaient de neige tassée et glissante... jusqu'à ce que cela ne se complique vraiment un peu plus haut. Plutôt que de faire chausser ses chaînes à schénic, nous l'avons abandonnée sur le bas côté, et avons commencé notre balade...
Nous n'avons croisé qu'un skieur alpiniste qui nous a doublé à un bon rythme à l'aller, skis déjà aux pieds, et nous a esquivé en coup de vent à la descente, qu'il a dû faire en moins de 10 minutes chrono, quand il faut bien 2 heures d'efforts pour grimper...

De notre côté, nous avons fait toute l'ascension au soleil, et fait demi-tour sitôt que nous sommes entrés dans l'ombre projetée par les montagnes... sur le chemin de la descente, les roches se sont progressivement illuminées pour prendre cette belle couleur dorée si caractéristique de la fin de journée. Les Dolomites n'ont à cette heure-là plus rien de leur nom de "monts pâles" !